Série d’études menée pour connaître la prévalence du surpoids et les performances en motricité sportive de jeunes scolarisés dans différents types d’établissements scolaires
Un jeune en apprentissage sur quatre est en situation de surpoids voire d’obésité
Nombreux sont les jeunes en situation de surpoids voire d’obésité (c’est-à-dire dont le surpoids est important). Une observation que vient confirmer la dernière enquête de monitoring portant sur la prévalence du surpoids et les performances en motricité sportive des élèves, menée dans le canton de Lucerne. Les résultats de cette enquête pour la formation professionnelle sont fortement préoccupants : les jeunes en apprentissage pratiquent nettement moins d’activités sportives durant leur temps libre que les élèves scolarisés dans des gymnases, et sont davantage touchés en moyenne par le surpoids. Il convient pour cette raison, d’après l’auteur de l’étude, d’encourager la pratique régulière et obligatoire d’activités sportives dans le cadre d’un engagement sur le long terme – une approche qui doit pouvoir être déployée au sein du système de formation duale également.
La prévalence du surpoids (c’est-à-dire la part de personnes en surpoids dans une population) va souvent de pair avec une activité physique réduite. Or, l’activité physique est justement présentée par plusieurs contributions scientifiques comme un élément essentiel pour endiguer le problème du surpoids dans la société.
Une méta-analyse de données de grande ampleur menée dans différents pays et différentes régions du monde sur la prévalence de l’insuffisance pondérale et du surpoids a révélé que les cas d’obésité (c’est-à-dire de surpoids important) avaient doublé à l’échelle de la planète depuis 1990. Chez les enfants et adolescents, le taux de prévalence a même quadruplé, à en croire les résultats obtenus par le groupe de recherche NCD Risk Factor Collaboration (Phelps et al., 2024) En Suisse, la répartition en pourcentage du surpoids chez les enfants et adolescents s’élève, d’après le dernier monitoring comparatif de l’IMC (indice de masse corporelle) (Stamm et al., 2025), à 17,2 % en moyenne. Les enfants et adolescents considérés comme obèses d’après la classification de l’IMC, c’est-à-dire dont le surpoids est important, sont quant à eux 4,5 %.[1]
La part de personnes en surpoids augmente avec l’âge. C’est le cas dans pratiquement toutes les sociétés (cf. OCDE, 2021). En Suisse, la moyenne des adultes en surpoids s’établit à 43 %. Des différences importantes sont toutefois observées entre les sexes : d’après l’Enquête suisse sur la santé de 2022, 52 % des hommes contre 34 % des femmes sont en situation de surpoids ou d’obésité. L’Office fédéral de la statistique rapporte que la part de personnes obèses en Suisse a été multipliée par deux ces trente dernières années, pour s’établir aujourd’hui à 12 % (OFS, 2023).
Les causes du surpoids et de l’obésité sont multifactorielles (cf. OFSP, 2024). La prévalence du surpoids peut globalement avoir des effets négatifs sur l’état de santé physique des personnes concernées, ainsi qu’augmenter leur risque de contracter une maladie dite de civilisation, comme le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires (cf. Munsch et Hilber, 2015). La prévalence du surpoids (c’est-à-dire la part de personnes en surpoids dans une population) va souvent de pair avec une activité physique réduite. Or, l’activité physique est justement présentée par plusieurs contributions scientifiques comme un élément essentiel pour endiguer le problème du surpoids dans la société (voir p. ex. Pate et al., 2013 ; Te Velde et al., 2012). Chez les enfants en particulier, l’activité physique est considérée comme jouant un rôle plus décisif que le facteur alimentation (cf. Herter-Aeberli, 2018).
Un autre facteur inversement proportionnel bien documenté par la recherche est celui existant entre l’IMC d’une personne et ses performances en motricité sportive (cf. Greier et al., 2013 ; Herrmann et Seelig, 2017 ; Kreuser et al., 2014 ; Strotmeyer et al., 2020).
Conscients des effets négatifs sur la santé du surpoids, dont la prévalence moyenne avait fortement augmenté durant les années nonante, de nombreux pays, dont la Suisse, ont mis en place des mesures de prévention. Pour évaluer l’efficacité de ces programmes d’intervention, il est nécessaire de procéder régulièrement à des états des lieux de la situation. C’est dans cette optique que la Suisse mène depuis 2010 un monitoring de l’IMC auprès d’enfants et adolescents. Le groupe de recherche et de développement « activité physique et sport » de la Haute école pédagogique de Lucerne a ainsi pu collecter, pour la troisième fois, les données anthropométriques d’individus. L’objectif : déterminer les IMC du canton de Lucerne et mener des tests de performances en motricité sportive (désignés en allemand sous le sigle « MLT », pour « sportmotorische Leistungstests »). La collecte de données réalisée a également été l’occasion d’identifier les facteurs de nature sociodémographique ainsi que les activités pratiquées par les enfants et adolescents durant leur temps libre. Autant d’informations qui permettent d’étudier les corrélations à l’œuvre à divers niveaux en s’appuyant sur des données scientifiques factuelles, ainsi que de tirer des conclusions.
La collecte des données
Un total de 2483 enfants et adolescents du canton de Lucerne a été soumis aux tests entre janvier et avril 2024.
Les données ont été collectées durant des cours de sport. Le travail de collecte a été réalisé par des instructeurs et instructrices de test spécialement formé·es à cette fin, en suivant une procédure standardisée. On a d’abord procédé à la génération des données nécessaires au calcul de l’IMC, et on a rempli un questionnaire. Après un échauffement standard, on a ensuite réalisé des tests de performances en motricité sportive. Ces tests consistent en sept exercices (p.o. Marti et al., 2008) qui mettent en lumière différents domaines d’aptitudes liés à l’énergie dont dispose l’individu (p. ex. un exercice de force-vitesse, un exercice portant sur les habiletés motrices ou encore un exercice d’endurance cardio-respiratoire).
La série d’études menée poursuivait deux objectifs de nature descriptive : d’une part, donner à voir la prévalence du surpoids et les données liées aux performances en motricité sportive à différents âges ainsi que dans différents types d’établissements scolaires ; d’autre part, explorer et documenter les corrélations qu’il peut y avoir entre les différentes catégories d’IMC et les performances en motricité sportive tout en tenant compte de plusieurs facteurs importants.
Un total de 2483 enfants et adolescents du canton de Lucerne a été soumis aux tests entre janvier et avril 2024. La troisième période de mesure, qui s’étend sur les années 2023-2024, comporte des données issues de trois sous-échantillons : le premier sous-échantillon, qui concerne l’enseignement élémentaire, rassemble les données de 1066 enfants et adolescents scolarisés dans 90 classes de maternelle, en quatrième année d’école primaire et en huitième année dans le degré secondaire I ; le deuxième sous-échantillon, qui concerne les écoles de maturité, rassemble les données de 422 jeunes scolarisés dans 32 classes de quatre écoles de maturité accueillant des élèves de la huitième à la douzième classes ; le troisième sous-échantillon, qui concerne les écoles professionnelles, a été obtenu en générant les données d’apprenants et apprenantes se trouvant en troisième année d’apprentissage. Ce dernier sous-échantillon, redressé, contient les données de 534 garçons, 453 filles et 8 élèves se déclarant non-binaires. L’âge moyen dans ce sous-échantillon est de 19,4 ans. Les personnes apprenties soumises aux tests dans le sous-échantillon des écoles professionnelles sont scolarisées dans cinq écoles professionnelles du canton de Lucerne dans lesquelles elles apprennent trente-cinq métiers différents.
Les résultats
Le graphique ci-après présente une sélection des résultats obtenus durant la troisième période de mesure. Cette sélection met l’accent sur le sous-échantillon des écoles professionnelles.[2] La figure 1 montre la répartition en pourcentage des catégories d’IMC pour les apprenants et apprenantes du sous-échantillon des écoles professionnelles par rapport aux élèves de douzième année des écoles de maturité. Il s’agit d’une base de comparaison valable dans la mesure où les élèves des deux sous-échantillons se situent dans la même tranche d’âge.

Figure 1 : comparaison de la répartition en pourcentage de la classification des IMC des élèves en troisième année d’apprentissage et des élèves en douzième année d’école de maturité.
Comme le montre la figure 1, un quart de tous les apprentis et apprenties couvert·es par l’étude est en situation de surpoids (25,0 %). Et, parmi ces jeunes en surpoids, un sur quatre environ est obèse (6,2 % de l’ensemble du groupe). Des résultats statistiques significativement plus élevés que ceux obtenus avec les élèves des écoles de maturité, où les personnes en situation de surpoids ou obèses sont moins nombreuses (14,5 %). Dans le sous-échantillon représentant les écoles professionnelles, c’est la filière paysagisme qui enregistre le taux le plus faible d’élèves dont le poids est normal. Elle est suivie par les filières assistance socio-éducative ainsi qu’assistance en soins et santé communautaire. De tous les métiers appris par les jeunes couverts par l’étude, c’est celui de médiamaticien·ne qui enregistre le taux le plus bas de personnes en surpoids (obésité incluse). Il convient de préciser qu’il n’est guère possible de se prononcer sur la présence d’un éventuel lien statistiquement significatif entre les métiers appris, d’une part, et les classifications des IMC, d’autre part (la raison en étant la répartition inégale du nombre de personnes testées au sein des sous-groupes par métier).
On peut constater que, par rapport à la deuxième période de mesure qui couvrait les années 2020-2021 et incluait pour la première fois les jeunes en apprentissage (cf. Serino, 2022 ; Serino et Zopfi, 2021), les changements survenus au niveau de la répartition des IMC dans le sous-échantillon des écoles professionnelles sont marginaux. Comme pour les établissements d’enseignement élémentaire, on constate toutefois dans les écoles professionnelles aussi un glissement qui s’est opéré entre les deux dernières périodes de mesure parmi les personnes en surpoids, à savoir que la part des élèves en situation d’obésité y a augmenté. Cet « Adipositas Shift », comme on le nomme en anglais (soit « glissement vers l’obésité »), est statistiquement significatif dans le sous-échantillon de l’enseignement élémentaire. Dans le sous-échantillon des écoles professionnelles, on observe une tendance vers ce glissement.
Lorsque la variable Nationalité est prise en compte, on constate, quel que soit le type d’établissement scolaire, que les personnes issues de la migration sont plus fortement touchées par le surpoids.
Lorsque la variable Nationalité est prise en compte, on constate, quel que soit le type d’établissement scolaire, que les personnes issues de la migration sont plus fortement touchées par le surpoids. Un glissement important s’est par ailleurs ici opéré parmi les apprentis et apprenties par rapport à la deuxième période de mesure : alors que, durant l’année scolaire 2020-2021, 40 % des jeunes de ce groupe étaient en surpoids (obésité incluse), ils étaient 30 % durant l’année scolaire 2023-2024.
Les résultats obtenus lors des tests de performances en motricité sportive menés auprès des jeunes en apprentissage confirment en grande partie ceux obtenus dans les deux autres sous-échantillons : premièrement, les garçons testés obtiennent, en moyenne, de meilleurs résultats que les filles dans toutes les disciplines à l’exception du test de souplesse Sit & Reach ; deuxièmement, le rapport inversement proportionnel entre l’IMC, d’une part, et les performances en motricité sportive, d’autre part, a été confirmé par les différences de moyennes obtenues dans les exercices réalisés pour le test, lesquelles sont généralement significatives d’un point de vue statistique. https://www.youtube.com/watch?v=HVzDJcbZGZ0

Figure 2 : résultat du test de performances en motricité sportive barre de traction par rapport à la classification des IMC (données de la période 2023-2024, écoles professionnelles) (*** = p < 0,001 ; ** = p < 0,01. *, p < 0,05).
La durée moyenne pendant laquelle les personnes testées arrivent à se tenir à une barre fixe en position de traction présente des différences nettement significatives sur le plan statistique parmi les trois catégories d’IMC. Un schéma que l’on retrouve dans la plupart des autres disciplines couvertes par le test de performances en motricité sportive. Dans six des sept disciplines testées, en effet, les apprenties et apprentis en situation d’obésité enregistrent de moins bonnes performances que les apprentis et apprenties en surpoids, ou dont le poids est normal, ceux-ci étant du reste plus performant·es que les apprenties et apprentis en surpoids. Un schéma inverse apparaît dans la discipline intitulée jet d’une balle médicale, et ce quel que soit le type d’établissement scolaire – il s’agit du phénomène bien connu qui veut qu’une masse plus importante favorise l’accélération d’un objet lancé. Le jet d’une balle médicale est l’une des deux disciplines dans lesquelles les garçons comme les filles des écoles professionnelles obtiennent de meilleurs résultats que les jeunes du même âge scolarisés dans des écoles de maturité. La deuxième de ces deux disciplines est le saut en hauteur sans élan.
Activités pratiquées durant le temps libre
Parmi les 995 jeunes en apprentissage couverts par l’étude, 629 ont indiqué ne pratiquer aucune activité sportive au sein d’un club, ce qui correspond à 63,2 % de l’ensemble du sous-échantillon.
Une autre différence frappante parmi ces deux types d’établissements scolaires apparaît dans les activités sportives pratiquées ou non durant le temps libre. Parmi les 995 jeunes en apprentissage couverts par l’étude, 629 ont indiqué ne pratiquer aucune activité sportive au sein d’un club, ce qui correspond à 63,2 % de l’ensemble du sous-échantillon. Parmi les 422 élèves d’écoles de maturité couverts par l’étude, seul un tiers (31,4 %) n’est pas membre actif d’une association sportive (voir figure 3). Une situation qui ne peut guère s’expliquer par un décrochage se produisant au moment de la puberté, puisque même en tenant compte du sous-échantillon des élèves scolarisés en douzième année dans une école de maturité, on obtient un taux de 45,1 %.

Figure 3 : comparaison de la régularité des activités sportives pratiquées au sein d’un club par les élèves des écoles de maturité et les élèves des écoles professionnelles.
Lorsqu’on compare les résultats obtenus par les élèves lors des tests de performance en motricité fine ainsi que la régularité de leurs activités sportives (sport en club, sport librement pratiqué durement son temps libre), on observe ici ou là des différences et tendances significatives au niveau de la régularité. La corrélation entre les résultats obtenus lors des tests de performances en motricité sportive et la pratique d’un sport en club est fortement, voire très fortement significative pour les deux types d’établissements scolaires (écoles de maturité et écoles professionnelles), avec des intensités d’effets moyennes. Les jeunes des écoles professionnelles indiquant pratiquer très souvent un sport en club obtiennent les meilleurs résultats dans six des sept disciplines testées. Quant aux élèves indiquant l’une des trois régularités les plus faibles (à savoir régulièrement, rarement ou jamais), ils et elles enregistrent toutes et tous de moindres performances en moyenne dans tous les exercices du test que les élèves ayant indiqué pratiquer souvent ou très souvent une activité sportive, soit les deux régularités les plus élevées. Un schéma que l’on ne retrouve pas dans les mêmes proportions pour les activités sportives librement pratiquées durant le temps libre.
Résumé et conclusion
Le présent article résume, en partant du point de vue de la formation professionnelle, les principaux résultats obtenus lors d’une collecte de données réalisée dans le cadre d’une série d’études visant à déterminer la prévalence du surpoids et des performances en motricité sportive d’élèves scolarisés dans différents types d’établissements scolaires. Ont été établies, outre un certain nombre de caractéristiques de nature descriptive sur les jeunes testés (ainsi les activités sportives pratiquées durant leur temps libre), leurs performances sportives, lesquelles ont été mesurées dans un total de sept disciplines.
On peut constater que les résultats obtenus par les apprentis et apprenties durant la troisième période de mesure suivent un certain nombre de schémas bien connus. L’influence du sexe et de l’origine de l’élève sur son IMC (indice de masse corporelle) a ainsi pu être confirmée, de même que l’impact de l’IMC sur les performances en motricité sportive. Il est frappant de constater que les jeunes en apprentissage couverts par l’étude enregistrent des résultats en partie beaucoup moins bons dans les tests de performance en motricité sportive que les jeunes du même âge scolarisés dans des écoles de maturité, et que leur IMC est beaucoup plus élevé en moyenne. Aucun « Adipositas Shift » manifeste sur le plan statistique n’apparaît certes ici (pour le moment), mais le fait que ce glissement vers l’obésité soit, pour la première fois dans cette série d’études, perceptible de manière statistiquement significative dans le sous-échantillon de l’enseignement élémentaire n’augure rien de bon à moyen terme.
Les résultats obtenus montrent que la pratique d’un sport en club impacte davantage les performances en motricité sportive que la poursuite d’une activité sportive librement pratiquée durant son libre (le fitness par exemple).
Les résultats obtenus montrent que la pratique d’un sport en club impacte davantage les performances en motricité sportive que la poursuite d’une activité sportive librement pratiquée durant son libre (le fitness par exemple) – une conclusion à laquelle arrivent également d’autres études (cf. KiT, 2023). Si nous en croyons le modèle théorique de Stodden et al. (2008) décrivant un lien entre les aptitudes motrices peu développées et le peu de pratique d’activité physique bonne pour la santé – une situation qui finit par favoriser l’établissement d’une masse corporelle mauvaise pour la santé de l’individu –, la leçon à tirer est claire : les enfants et adolescents doivent avoir l’occasion de pratiquer une activité physique régulière, et à plus forte raison dans un cadre contraignant. Le sport en club et les cours de sport dispensés régulièrement, en conformité avec les directives de la Loi sur l’encouragement du sport (LESp), constituent une garantie en ce sens. Même si l’on sait que la fréquentation d’un club de sport tend à diminuer parmi les jeunes âgés de quinze à dix-neuf ans (cf. Bürgi et al., 2023), les raisons particulières expliquant les faibles valeurs enregistrées parmi les jeunes en apprentissage sont autant de lacunes qu’il conviendrait d’explorer durant la prochaine période de mesure. Il convient d’encourager la pratique régulière et obligatoire d’activités sportives dans le cadre d’un engagement sur le long terme – une approche qui doit pouvoir être déployée au sein du système de formation duale également. La sensibilisation, dans le cadre de l’enseignement scolaire, à ce sujet relevant de la prévention serait également souhaitable. Une telle sensibilisation pourrait par exemple avoir lieu dans les cours de matières générales, les cours de sport, mais aussi à l’occasion de semaines thématiques ou encore par le biais des associations professionnelles qui se saisiraient pour l’occasion de cette thématique.
[1] L’indice de masse corporelle (IMC) se calcule en divisant la masse corporelle (en kg) d’une personne par sa taille (en m) au carré. Pour les adultes de dix-huit ans et plus, la valeur obtenue est classée dans l’une des catégories d’IMC suivantes : poids insuffisant (< 18,5) ; poids normal (18,5 – 24,9) ; surpoids (25 – 29,9) ; obésité (> 30) (cf. OMS, 2000). Pour les enfants et adolescents de moins de dix-huit ans, on inclut généralement au calcul l’âge exact de l’individu également (p. ex. conformément à Cole et al., 2000). [2] Tous les résultats de la troisième période de mesure peuvent être consultés dans un rapport de recherche exhaustif (cf. Serino et Anliker, 2024).Bibliographie
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Citation
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