Formation professionnelle dans la recherche et la pratique
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Enquête auprès des personnes en formation en Suisse, partie 1 : aperçu des principaux résultats

La santé mentale des personnes en apprentissage

Barbara Schmocker, Katina Anastasiou, Debora Heimgartner & Niklas Baer

Comment se portent les jeunes qui suivent un apprentissage ? Cette question est au centre d’une étude réalisée par WorkMed, qui a été publiée en juin 2025. Deux facteurs contribuent à la pertinence de cette étude : le grand nombre de jeunes qui ont été interrogés et qui ont échangé dans le cadre de discussions thématiques, ainsi que la variété et la profondeur des problématiques abordées : le remplissage du questionnaire de l’enquête nécessitait une bonne demi-heure. Les auteurs et autrices de l’étude ont résumé les principaux résultats dans quatre articles qui seront publiés dans Transfer dans les semaines à venir. Le premier texte offre un aperçu des enseignements principaux.

Étude réalisée par BSS pour le compte d'edu-suisse

Rendement de la formation dans les écoles supérieures

Le rendement de la formation dans les écoles supérieures (ES) dans les domaines de l’économie et de la technique est supérieur à celui des hautes écoles spécialisées (HES). Cela vaut pour le rendement privé (23% et 18%), fiscal et social. Ces différences s’expliquent par le fait que les étudiants des ES perçoivent un revenu plus élevé parallèlement à leurs études et entrent plus rapidement sur le marché du travail grâce à la durée plus courte de leurs études. Les étudiants des HES obtiennent certes des salaires moyens plus élevés au cours de leur carrière professionnelle, mais ces avantages salariaux sont trop faibles pour compenser les inconvénients initiaux. Dans le domaine de la santé, les rendements de la formation sont nettement inférieurs. Enfin, des modèles de calcul montrent que le rendement fiscal d’une formation ES est supérieur à celui d’une formation HES, même si l’État prenait entièrement en charge les frais d’inscription jusqu’ici payés à titre privé par les étudiants ES. Dans le domaine de la santé, les frais d’inscription à payer à titre privé pour les formations ES et HES sont déjà aujourd’hui à peu près équivalents.

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Étude conjointe des universités de Berne et de Saint-Gall

Quelles sont les exigences professionnelles importantes pour les garçons et les filles ?

Pourquoi les filles et les garçons choisissent-ils des professions différentes ? Une étude menée par les universités de Berne (Benita Combet) et de Saint-Gall (Scherwin M. Bajka, Patrick Emmenegger et Sabine Seufert) montre que le salaire et les possibilités de travail à temps partiel jouent un rôle similaire pour les deux sexes, et les activités sociales sont également importantes pour les deux sexes. En revanche, il existe des différences en matière d’affinité pour la technologie : les professions qui font largement appel à l’informatique attirent les garçons, mais ont tendance à rebuter les filles. Selon la co-auteure Benita Combet, cette réticence des filles à l’égard de la technologie n’est pas d’origine biologique, mais résulte de stéréotypes sociaux. Afin de réduire les inégalités dans un monde du travail numérisé, il faudrait libérer l’image que les femmes ont d’elles-mêmes des préjugés. Les chercheurs ont présenté des descriptions de professions fictives à plus de 2000 jeunes de 8e année, peu avant le choix de leur apprentissage.

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Livre sur le processus du conseil en orientation

Les 5As du conseil en orientation : un guide pour la pratique

Shékina Rochat

Le « modèle des 5As » effectue une synthèse des travaux antérieurs afin de présenter un cadre intégratif cohérent du processus de conseil en orientation. La présentation détaillée des phases et des étapes de ce modèle permet de clarifier les enjeux et compétences liés à cette pratique. Elle invite également à remettre en question certains acquis considérés comme immuables, tels que l’évaluation des compétences, l’idée de développer des projets de carrière à long terme, la croyance dans la supériorité de la « science » sur la pratique, ainsi que la pertinence de la recherche comme repère principal de ce processus.

« Formation professionnelle 2040 – perspectives et visions »: Le rôle des cantons

Comment les cantons peuvent rendre la formation professionnelle encore meilleure

Daniel Preckel

Les cantons sont chargés de l’administration de la formation professionnelle et du maintien d’un haut niveau de qualité. Mais bien plus encore, ils contribuent aussi activement à sa conception : un rôle qu’il s’agirait d’endosser encore plus fortement qu’ils ne l’ont fait jusqu’ici. Pour y parvenir, il ne suffit pas de rédiger des documents stratégiques ambitieux, il faut également une mise en œuvre axée sur les résultats et une coopération pragmatique entre les cantons. Cela implique aussi l’évaluation systématique de toute innovation. Car on observe un désert empirique pour diverses thématiques éducatives majeures : par exemple, dernièrement, lors du projet « Culture générale 2030 ». Une approche prometteuse repose dans l’idée d’un système de suivi, auquel réfléchit actuellement la CSFP pour l’enseignement général.

Étude de la HEFP

La formation professionnelle formelle, une chance pour les professions rares

Il n’existe souvent pas de diplôme professionnel reconnu au niveau fédéral pour les professions rares dans le domaine de l’artisanat d’art et de l’artisanat traditionnel. À la demande du canton de Vaud, la HEFP a mené une étude de faisabilité afin d’examiner le potentiel d’une formation professionnelle formelle dans ces deux domaines. La majorité des professionnels concernés considèrent la formation professionnelle comme le moyen idéal pour renforcer leur métier. L’étude montre toutefois clairement que la création et la révision de formations professionnelles initiales ainsi que l’offre de places d’apprentissage constituent un défi majeur pour les professions rares. Elle recommande notamment la création d’un groupe d’intérêt capable de mobiliser les associations et les personnes concernées.

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Document de discussion de l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM)

Quel doit être le rôle des infirmières de pratique avancée (IPA) ?

Le paysage de la formation dans le domaine de la santé a fortement évolué au cours des deux dernières décennies. L’intégration des professions de la santé dans le système national de formation a entraîné la création de nombreuses nouvelles filières de formation, dont les rôles dits de pratique avancée (Advanced Practice). Leur classification, leur réglementation et leur intégration dans le système de santé nécessitent toutefois encore des éclaircissements. Un rapport mandaté par l’ASSM permet d’en discuter en prenant l’exemple des infirmières de pratique avancée (IPA). Il recommande entre autres de réglementer le rôle des APN (tâches, compétences et responsabilités). Il convient de distinguer deux types d’activités : Les activités de soins exigeantes et l’exercice d’activités médicales traditionnelles, qui sont généralement fournies dans le cadre d’un partenariat avec des médecins pour une population spécifique. En fin de compte, selon le rapport, l’intégration des APN offre une opportunité stratégique de renforcer les professions infirmières, de garantir les soins et de répartir les rôles dans les équipes interprofessionnelles en fonction des besoins.

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Une étude du bureau Bass formule des propositions d'amélioration

Diplôme professionnel pour adultes : la moitié passe par la voie de l’apprentissage classique

Entre 2021 et 2023, 1 199 personnes de plus de 25 ans ont obtenu un diplôme d’apprentissage dans le canton de Zurich ; ce chiffre comprend les premiers et les seconds diplômes. Une étude du bureau Bass montre que la moitié d’entre elles ont suivi un apprentissage classique, environ un quart ont suivi un apprentissage raccourci, 16 % sont passées directement par la procédure de qualification et 11 % ont fait valider leurs compétences. Ces chiffres varient considérablement selon les tranches d’âge. L’étude formule une série de propositions d’amélioration dans les quatre domaines suivants : renforcement du conseil et de l’accompagnement ; harmonisation du financement ; promotion d’offres adaptées aux adultes ; amélioration de la coordination. Avec le projet Fase, le canton souhaite désormais augmenter les chances d’obtenir un diplôme professionnel.

Résumé de l’étude (en allemand)

Recherche complémentaire de Daniel Fleischmann (en allemand)

Étude longitudinale sur les préférences professionnelles

L’idée d’être autonome sur le plan professionnel naît dans la famille

Les mères et les pères qui apprécient le travail autonome le transmettent à leurs enfants – et ceux-ci exercent généralement plus tard également des professions avec une grande autodétermination. C’est ce que montre une étude pour laquelle plus de 1’100 jeunes américains ainsi que leurs parents ont été interviewés pendant plus de 20 ans (premier auteur : Kaspar Burger, sociologue de l’éducation à l’Université de Potsdam et à l’Université de Zurich). Le travail autodéterminé a été évalué sur trois points : la diversité du travail ; le degré de supervision par les supérieurs ; et s’il s’agit plutôt d’un travail de routine ou d’une prise de décision personnelle. L’étude a demandé si, au sein de la famille, on préférait un comportement plutôt adapté ou indépendant. Les données montrent que les parents donnent l’exemple de telles attitudes – par le biais de valeurs et traits de caractère telles que l’indépendance, la prise de responsabilité et la flexibilité intellectuelle. Autre résultat : celui qui trouve positif de travailler de manière autonome obtient des diplômes plus élevés que celui qui est uniquement prêt à exécuter des tâches prescrites.

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Étude de Travail.Suisse Formation TSF

Comment les conventions collectives de travail réglementent la formation continue

Bruno Weber-Gobet

Travail.Suisse Formation TSF a analysé les réglementations en matière de formation continue contenues dans 21 conventions collectives de travail (CCT). Cette étude offre aux partenaires sociaux un aperçu des pratiques éprouvées dans différents secteurs d’activité et donne des impulsions pour de futures négociations portant sur les CCT. Le résumé ci-après contient une vue d’ensemble des instruments qui permettent de renforcer la formation continue dans les différentes branches. Elle présente aussi des mesures destinées aux personnes qui peuvent difficilement accéder à la formation continue.

Projet de recherche de la ZHAW et emplution

IA et conseil personnel : un copilote dédié à la formation continue pour les PME

Claudia Pölderl, Marius Gerber, Jonas Probst & Olivier Oswald

Les PME ont de plus en plus de difficultés à trouver la formation continue adaptée à leurs collaboratrices et collaborateurs dans une offre très vaste et peu claire. Les applications d’IA et le conseil personnel sont une aide à cet effet. Le projet de recherche « Copilote pour le développement professionnel » soutenu par le SEFRI s’intéresse à la manière de concevoir un tel conseil hybride en matière de formation continue. Cet article présente un concept plurisectoriel qui, en plus du processus de conseil à deux niveaux et du modèle d’IA spécifique à chaque branche, comprend aussi des aspects relatifs à la protection des données et aux futurs modèles de structure administrative.

Le D-VET Hub soutient la transformation numérique dans la formation professionnelle

Les potentiels des environnements numériques d’apprentissage

Peter Bühlmann

L’intelligence artificielle (l’apprentissage automatique est une appellation plus appropriée) fait son arrivée dans la formation professionnelle. Le D-VET-Hub de l’EPFL (l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne) se penche sur le développement d’environnements d’apprentissage mettant à profit son potentiel. Il poursuit ainsi les activités de Dual-T et bénéficie d’un financement du SEFRI en tant que Leading House « Technologies pour la formation professionnelle ».

« La formation professionnelle en 2040 – perspectives et visions » : le point de vue de l’association professionnelle Swissmem

La formation – entre politique et marché de l’emploi

Sonja Studer

La formation professionnelle s’appuie sur les besoins du marché de l’emploi. Cela se voit tout particulièrement dans les révisions des prescriptions sur la formation, à l’image du projet de réforme « Futuremem ». Ce qui peut paraître simple de prime abord est néanmoins de plus en plus ardu, d’une part à cause de l’hétérogénéité grandissante des besoins et attentes des entreprises, d’autre part en raison de l’accélération du rythme de l’innovation dans le monde économique. Le pilotage tripartite de la formation, conçu pour trouver un équilibre entre les différents intérêts en présence, atteint ici ses limites. À ces difficultés s’ajoute en outre la demande d’intégrer à la formation professionnelle initiale diverses thématiques politiques et sociales toujours plus nombreuses. Dans un tel contexte, les approches purement générales comme l’appel à augmenter le nombre de maturités professionnelles accompagnant l’apprentissage ne sont d’aucune aide.

Reconversion professionnelle

La formation professionnelle peut-elle faciliter les processus de reconversion professionnelle involontaire ?

Jonas Masdonati, Caroline Éliane Brazier & Roxane Coquoz

La formation professionnelle est considérée comme une option de formation susceptible de permettre aux adultes qui sont face à une reconversion d’apprendre un nouveau métier et de reprendre le contrôle de leur carrière (Cournoyer et al., 2017). Une étude sur les processus de reconversion professionnelle involontaire (RPI) suggère pourtant qu’autant l’accès que la fréquentation d’une formation professionnelle peuvent comporter des défis de taille pour cette population. Partant de là, nous nous interrogeons sur la manière de rendre la formation professionnelle plus accessible et plus bénéfique pour les personnes amenées malgré elles à changer de métier.

Working Paper (242) de la Swiss Leading House VPET-ECON

Les salaires minimaux renforcent la volonté des entreprises d’investir dans la formation continue

Plusieurs cantons suisses ont récemment introduit des salaires minimaux élevés et fortement contraignants. Cela a eu un effet positif sur la formation professionnelle continue, selon une étude de Katarina Zigova et Thomas Zwick. Les entreprises auraient davantage investi dans des formations formelles pendant le temps de travail. Cet effet serait « considérable », le plus fort chez les personnes à bas salaire en dessous et quelques points de pourcentage au-dessus du nouveau niveau de salaire minimum. Il semble que les employeurs préfèrent augmenter la productivité de leur main-d’œuvre après l’introduction d’un salaire minimum très restrictif plutôt que d’engager des frais pour recruter une main-d’œuvre plus qualifiée. Ce résultat va à l’encontre de la plupart des travaux théoriques et empiriques antérieurs qui, sur la base de la théorie standard du capital humain, affirment que les salaires minimums réduisent la formation continue sur le lieu de travail ou, au mieux, n’ont aucun effet. Les chercheurs montrent en outre que les salaires minimaux n’ont pas d’impact négatif sur la volonté des entreprises de former des apprentis.

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La Haute école pédagogique de la FHNW a développé un nouvel instrument

Triago – un instrument de conseil dans le domaine de la promotion des compétences de base des adultes

La Confédération et les cantons sont tenus de promouvoir les compétences de base (langue, mathématiques, technologies de l’information et de la communication) des adultes. La chaire Formation des adultes et formation continue de la Haute école pédagogique FHNW (Ulla Klingovsky et Martin Schmid) a maintenant développé et publié deux instruments pour l’évaluation de telles compétences. Ils s’adressent en premier lieu aux conseillers des services sociaux, des services d’orientation professionnelle ou d’insertion professionnelle. Le premier instrument est un jeu de cartes pour l’évaluation et le conseil par le dialogue dans le domaine des compétences de base, le second est disponible en ligne et peut également être utilisé par les personnes concernées elles-mêmes ou dans les entreprises. Selon les enquêtes, il existe un grand besoin de tels outils, comme l’a montré une étude de base d’Interface. Les instruments sont disponibles gratuitement en allemand, en français et en italien.

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Conférence inaugurale de Markus Maurer à l'Université de Zurich

Trop peu de théorie : la formation professionnelle initiale risque de voir son image ternie

Markus Maurer (professeur de pédagogie professionnelle à la HEP de Zurich) a formulé ici des thèses critiques sur la « mission de l’école professionnelle ». Ses observations font désormais l’objet de sa leçon inaugurale (privat-docent) à l’Université de Zurich du 27 mai 2025. Il y formule le constat d’un « rétrécissement fonctionnel » de l’enseignement professionnel à l’utilisabilité en entreprise (dans le sens de l’orientation vers les compétences opérationnelles) – et d’une érosion insidieuse du mandat légal (entendu au sens large) des écoles professionnelles, à savoir la transmission des « bases théoriques de l’exercice de la profession ». Markus Maurer craint que l’image de la formation professionnelle initiale soit ternie si l’enseignement de la théorie dans la formation professionnelle initiale est de plus en plus, voire entièrement, délégué à la maturité professionnelle. La question centrale est la suivante : à quoi ressemblent des procédures de qualification qui vérifient de manière crédible les compétences opérationnelles et qui contribuent en même temps à ce que les apprentis disposent, à la fin de leur formation initiale, de « bases théoriques centrales pour l’exercice de la profession » ?

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L'étude de WorkMed interroge 45'000 apprentis

Trois jeunes sur quatre se sentent bien dans leur apprentissage – mais certains ont besoin de plus de soutien

Fin 2024, on a demandé à environ 45’000 apprentis en Suisse comment ils se sentaient dans leur apprentissage, comment ils géraient les défis et les contraintes et ce qui les aidait à se développer positivement. Résultat : 80% à 90% disent que leur apprentissage se passe plutôt bien, voire très bien, qu’ils le trouvent passionnant et qu’ils sont fiers de travailler dans leur entreprise formatrice. 56% recommanderaient leur entreprise formatrice, 33% partiellement et 11% pas du tout. Parallèlement, 61% des apprentis rencontrent des « problèmes psychiques » au sens large du terme (des pensées et sentiments négatifs aux crises et maladies psychiques) pendant leur apprentissage. Pour environ 25% à 30% des apprentis, on peut supposer qu’il s’agit de problèmes qui devraient être abordés plus activement. Selon l’étude, des efforts supplémentaires sont nécessaires de la part de tous les acteurs de la formation professionnelle.

Résumé de l’étude

Transfer. Formation professionnelle dans la recherche et la pratique approfondira les résultats de l’étude dans quatre articles après les vacances d’été.

Étude sur la formation continue non formelle à des fins professionnelles dans le secteur du bâtiment

Les offres de formation continue vont-elles suivre le rythme imposé par les objectifs climatiques et énergétiques ?

Stefan Rieder & Adea Barileva

La Suisse s’est fixé pour objectif de parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050. Le secteur du bâtiment joue un rôle clé à cet effet : le parc immobilier est responsable d’environ un tiers des émissions de CO₂ de la Suisse. Une étude d’Interface montre dans quelle mesure les professionnels du secteur sont préparés à cet objectif. Elle révèle qu’une offre de formation continue relativement large existe dans les domaines « Énergies renouvelables » et « Utiliser des matériaux et éléments avantageux ». En revanche, une marge de progression importante existe dans d’autres thèmes, par exemple « Réduire les émissions de polluants » ou « Réduire les déchets ». L’étude contient plusieurs recommandations, par exemple le développement de l’offre dans le domaine des compétences humaines (« soft skills »).

Résultats d’une étude axée sur l’espace social et recommandations

Conception et appropriation de lieux de formation innovants

Katrin Kraus & Lynette Weber

L’appropriation d’un nouveau bâtiment scolaire par des personnes enseignantes a fait l’objet d’une étude axée sur l’espace social dans le cadre du projet de recherche « Lieux de formation » de la chaire de formation professionnelle et continue de l’Université de Zurich. Ce travail prend en compte la perspective des personnes enseignantes. Avec une approche ethnographique basée sur l’observation, sur des entretiens et sur des schémas de pièces, il examine comment les personnes enseignantes s’approprient ce lieu de formation dans le cadre de leur activité d’enseignement et comment elles gèrent la conception de la flexibilité et de l’individualisation inhérente à ce lieu. Pour ce faire, ce travail reconstitue les actions des personnes enseignantes dans des situations d’enseignement individuelles et montre de quelle manière elles accomplissent ces actions.

Étude à la Leading House VPET-ECON

Les femmes évitent les professions à forte composante mathématique

Plus il y a de maths, moins il y a de femmes – c’est à cette formule que l’on peut résumer ce qui se passe dans le cadre du choix d’une profession. C’est ce que montre un projet de recherche de la Leading House VPET-ECON (Thea S. Zöllner, Working Paper 237). Alors que les résultats ne suggèrent qu’un très faible écart entre les sexes en faveur des hommes dans les professions aux exigences scientifiques plus élevées, on constate un écart statistiquement significatif entre les sexes dans les professions aux exigences mathématiques plus élevées ; cela correspond en moyenne à une baisse de salaire d’environ 12% sur l’ensemble de la vie professionnelle.

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Analyses longitudinales de l'Office fédéral de la statistique (OFS)

L’obtention d’un titre du degré secondaire II dépend fortement de la situation socio-économique des jeunes

8,2% des jeunes qui ont eu 15 ans entre 2011 et 2013 se sont retrouvés dix ans plus tard sans certification du degré secondaire II. Ce taux monte à 13% pour les jeunes issus de ménages ayant les 20% de revenus professionnels nets équivalents les plus bas et même à 24% pour ceux au bénéfice de l’aide sociale économique. Inversement, dans les ménages à haut revenu (le cinquième des ménages les plus riches), 73% des jeunes ont une maturité et seulement 1% une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP). Tels sont les principaux résultats d’une nouvelle publication de l’Office fédéral de la statistique (OFS) basée sur des analyses longitudinales réalisées sur près de 82’000 jeunes.

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