Formation professionnelle dans la recherche et la pratique
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Série de réflexions thématiques sur la formation professionnelle organisée par la Haute école pédagogique de Zurich et la Table ronde Écoles professionnelles

La réforme silencieuse

La réforme de la formation commerciale initiale a été une épreuve de force émaillée de nombreuses polémiques. En comparaison, la réforme de l’enseignement de culture générale se déroule dans un silence surprenant. La deuxième édition de la série de réflexions thématiques sur la formation professionnelle a été l’occasion de découvrir, de l’association nationale aux salles de classe, quatre perspectives permettant de comprendre cette ambiance apaisée : la réforme de l’enseignement de culture générale s’inscrit dans la continuité d’une longue évolution, les différends ont été pris en compte tôt dans le processus, et les questions épineuses inscrites à l’ordre du jour sans que soient encore apportées de réponses. Nous découvrirons à l’occasion de la mise en œuvre en août si cette atmosphère apaisée va perdurer.

Projet de recherche « Trail – transition vers la formation professionnelle »

La transition vers la formation professionnelle des jeunes en situation de risque

Les jeunes scolarisés dans des écoles spéciales, des classes de soutien spécialisé ou des classes ordinaires avec des exigences fondamentales sont défavorisés sur le marché des places d’apprentissage. Les chances dont ils disposent ont fait l’objet d’une analyse dans le cadre du projet de recherche « Trail », pour lequel près de 1500 adolescents et adolescentes de 9e classe ont été interrogés. Les compétences en lecture et en mathématiques de ces élèves ont par ailleurs été testées. Les résultats obtenus par l’étude indiquent que les troubles psychologiques des jeunes ont un impact nettement plus significatif que leurs performances en mathématiques sur leurs chances d’intégrer directement un apprentissage à l’issue de leur scolarité obligatoire. Les entretiens menés auprès des formateurs et formatrices révèlent par ailleurs l’importance des compétences socio-émotionnelles dans l’attribution des places.

De quel journalisme la formation professionnelle a-t-elle besoin ?

Le but n’est pas encore atteint

Il y a exactement dix ans, la SRFP lançait une newsletter consacrée à la recherche sur la formation professionnelle, devenue depuis l’actuel magazine spécialisé Transfer. Depuis, quelque 1500 textes ont été publiés. Il s’agit en général de longs articles de chercheuses et de chercheurs rédigés pour Transfer, mais aussi de brèves informations. Financé par le SEFRI, le magazine Transfer n’a cessé d’évoluer pour devenir une publication indispensable. Pour autant, ce serait une erreur que de se reposer sur ses lauriers : un journalisme qui se donne pour mission de contribuer au développement de la formation professionnelle doit continuer d’élargir son champ d’action vers la pratique.

Baromètre de la relève MINT 2026

L’artisanat et la formation professionnelle font défaut : les filières MINT sont perçues comme trop académiques

Douze ans après le premier baromètre suisse de la relève dans les filières MINT, la nouvelle édition 2026 dresse un bilan décevant : malgré d’importants efforts, l’intérêt des jeunes pour les mathématiques, l’informatique, les sciences naturelles et la technique n’a pas augmenté et les stéréotypes persistent. Selon l’étude de la Haute école pédagogique de la FHNW (Susanne Metzger et Laura Villardita), l’un de ces stéréotypes réside dans le fait que les personnes interrogées associent de loin le moins les compétences manuelles aux compétences MINT. Les MINT sont perçus comme trop académiques, selon le rapport commandé par les Académies suisses des sciences a+ et l’Académie suisse des sciences techniques SATW : Le grand public ne perçoit pas que la formation professionnelle, l’artisanat, la précision technique et la résolution pratique de problèmes font tout autant partie des MINT que la recherche et l’innovation. Le rapport recommande notamment de présenter les MINT dans toute leur diversité, y compris la formation professionnelle et l’artisanat.

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La rémunération associée à cette fonction est modeste

Qu’est-ce qui motive à devenir experte et expert aux examens pratiques ?

Le travail pratique (qu’il s’agisse du travail pratique individuel ou du travail pratique imposé) constitue un élément central de la procédure de qualification. L’évaluation de ces travaux incombe à des spécialistes qui y consacrent leur temps libre. Le présent travail examine les raisons pour lesquelles ces experts acceptent cette tâche. Il montre que les experts sont fortement motivés par des raisons intrinsèques. Ils souhaitent comprendre le déroulement global de la formation des apprentis et sont prêts à s’engager dans la réalisation d’examens pratiques en plus de leurs obligations professionnelles quotidiennes.

La réussite scolaire ne devrait pas dépendre de l’origine sociale

La Confédération et les cantons n’atteignent pas l’objectif de 95 % de jeunes diplômés du secondaire II, en particulier chez les jeunes issus de familles pauvres ou allophones, alors qu’il s’agit d’un des objectifs à long terme de l’espace suisse de formation. Les désavantages en matière de formation apparaissent tôt et s’accentuent lors des transitions importantes du système éducatif, par exemple entre le primaire et le secondaire. Des mesures de soutien ciblées sont nécessaires pour permettre à davantage d’enfants issus de l’immigration ou de ménages menacés par la pauvreté d’obtenir un diplôme du secondaire II. L’encouragement précoce, une sélection équitable, la mixité sociale et la sensibilisation des enseignants sont des mesures efficaces.

ZEM-CES Contributions sur l'école secondaire n° 5 (2026)

Promotion de la santé mentale dans les écoles secondaires

La santé mentale des jeunes est également une préoccupation pour les écoles secondaires. Le ZEM-CES (Centre suisse de compétence pour le degré secondaire II formation générale et pour l’évaluation des écoles du degré secondaire II) présente, dans une nouvelle publication, un aperçu épidémiologique et statistique de la santé mentale des jeunes en Suisse. Dans trois autres chapitres – qui constituent le cœur de la publication – sont présentés des exemples pratiques et des témoignages provenant des cantons, des écoles et des classes. Enfin, la publication met en évidence des pistes d’action qui, bien que destinées aux acteurs de la formation générale du degré secondaire II, peuvent également présenter un intérêt dans le cadre de la formation professionnelle.

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Publication dans la Revue suisse de sociologie 52 (1), 2026

Le lien entre l’origine sociale et l’accès à l’enseignement supérieur

En Suisse, malgré l’expansion du système éducatif et l’ascension sociale intergénérationnelle, on observe toujours une forte reproduction intergénérationnelle des groupes à haut niveau de formation. C’est ce que montre un article de Rolf Becker (Université de Berne) publié dans la Revue suisse de sociologie. Ainsi, les enfants dont les parents sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur – après prise en compte des capacités individuelles et des différences entre les régions linguistiques en matière d’opportunités de formation et d’études – ont deux fois plus de chances d’obtenir eux-mêmes un diplôme de l’enseignement supérieur que les enfants dont les parents ne sont pas titulaires d’un tel diplôme. On constate en outre que les inégalités sociales en matière d’accès aux études diminuent plus fortement au fil du temps et entre les cohortes que ce n’est le cas pour la formation professionnelle tertiaire.

Lire l’étude (en anglais)

Une étude menée dans le canton de Berne met en évidence la nécessité d’agir

Comment l’IA pourrait faire progresser la coopération entre les lieux d’apprentissage

Jusqu’à présent, les outils numériques utilisés dans la formation professionnelle ont surtout servi à soutenir les processus existants de coopération entre les lieux d’apprentissage. Selon une étude de Sabine Seufert (Université de Saint-Gall) publiée dans la revue bwp@ – qui s’inscrit dans la continuité de travaux antérieurs parus dans Transfer –, l’IA générative impose une nouvelle logique. Les connaissances ne seront pas seulement disponibles sous forme numérique, mais seront générées de manière dynamique, en collaboration entre l’homme et la machine, à travers les différents lieux d’apprentissage, ce qui nécessite de nouveaux espaces de données, une nouvelle gouvernance et de nouvelles compétences en IA. Concrètement, l’étude commandée par l’Office de la formation continue et de la formation professionnelle du canton de Berne montre que les institutions de formation professionnelle ne sont pour la plupart qu’au début de la transformation par l’IA. Or, si les lieux d’apprentissage restent cloisonnés dans des écosystèmes numériques distincts, cela constituera un obstacle majeur à l’innovation. Pour y remédier, l’étude propose un modèle de maturité qui rend visible l’état d’avancement de la transformation par l’IA et guide les étapes de développement.

À propos de l’étude (en allemand)

Développement d’une application d’aide à la représentation spatiale dans le cadre d’un projet mené à la HEFP

Le recours à la réalité augmentée en soutien à l’apprentissage

La réalité augmentée (RA) est une technologie consistant à superposer en temps réel des éléments générés par ordinateur sur le monde physique. Utilisée depuis les années quatre-vingt-dix pour améliorer les processus industriels, elle est aujourd’hui aussi utilisée en guise de soutien à l’apprentissage. Un projet de recherche mené à la Haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP) a cherché à savoir comment la RA pouvait apporter une véritable impulsion aux processus d’apprentissage plutôt que de simplement pousser à une imitation superficielle. Découpé en trois phases, le projet a finalement débouché sur l’intégration, par les écoles professionnelles participantes, de l’application développée pour l’occasion dans leurs cours d’enseignement général, où elle aide les personnes formées aux métiers de l’installation d’équipements sanitaires et de ferblanterie à transposer dans le monde réel leurs dessins techniques.

Le modèle SPARK au cœur de l’enseignement de l’École professionnelle de commerce de détail et de pharmacie de Zurich (BSDPZ)

L’organisation autonome a elle aussi besoin de structure

Le modèle de l’enseignement synchrone et linéaire arrive au bout de ses limites dans le monde de la formation professionnelle initiale. En cause : l’hétérogénéité des classes et l’importance donnée au développement des compétences transversales. Celles-ci requièrent des formats d’enseignement différenciés à l’image de l’apprentissage autonome. Cela étant, les formes d’apprentissage ouvertes se traduisent aussi par des exigences plus grandes en matière de structure et d’accompagnement. Le modèle SPARK offre un cadre pour structurer systématiquement les processus de travail scolaire tout en aidant les élèves à assumer progressivement la responsabilité de leur apprentissage. Il fonctionne essentiellement en associant savoirs, réflexion et coopération ainsi qu’en s’appuyant sur les apports fondamentaux de la Boussole d’Apprentissage de l’OCDE et de l’éducation positive. Le modèle SPARK sera graduellement introduit dans l’École professionnelle de commerce de détail et de pharmacie de Zurich à compter de l’année scolaire 2027/2028.

Étude menée par le Leading House GOVPET de l'Université de Saint-Gall auprès de 2 500 jeunes

L’intérêt des filles pour les métiers de l’informatique augmente lorsqu’ils sont présentés de manière réaliste

Les métiers de l’informatique attirent principalement les garçons et les hommes. Pourquoi en est-il ainsi et peut-on changer cela ? Une étude de Scherwin Bajka et Patrick Emmenegger (HSG), publiée dans la European Sociological Review, montre que pour attirer davantage de filles vers les métiers de l’informatique, il faudrait remettre en question les profils professionnels existants et les présenter de manière plus réaliste. En effet, selon l’étude, les filles perçoivent souvent les métiers de l’informatique comme purement techniques et peu interactifs sur le plan social. Or, le quotidien professionnel est fortement marqué par les échanges, le travail d’équipe et le contact avec la clientèle. Si ces aspects étaient clairement mis en avant dans la présentation des métiers, l’intérêt des filles pour ces professions augmenterait de manière significative. L’orientation professionnelle devrait donc mettre davantage l’accent sur les aspects sociaux des métiers techniques et lutter dès le plus jeune âge contre les idées stéréotypées.

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Canton de Zurich : évaluation du programme « Talentförderung Plus »

La promotion des talents comme élément à part entière de la culture de formation en entreprise

Depuis 2016, le canton de Zurich vient en aide aux entreprises formatrices et aux organisations du monde du travail (OrTra) pour promouvoir les apprenants et apprenantes se distinguant par leurs excellentes performances. L’Office zurichois chargé des écoles moyennes et de la formation professionnelle (en allemand MBA) vient de charger la Haute école pédagogique de Zurich d’évaluer l’efficacité du programme « Talentförderung Plus » (soit « Promotion des talents Plus ») afin de l’améliorer. Nouvelle arrivée dans le programme, la catégorie « Programme de promotion » apporte un changement de paradigme : la promotion des talents ne doit pas consister en une mesure ponctuelle, mais doit être structurellement ancrée dans l’entreprise et bénéficier du soutien de la direction.

Projet d'innovation de la HEFP

Lignes directrices et cours en ligne sur les vidéos en réalité virtuelle

Dans le cadre d’un projet d’innovation, des chercheurs de la Haute école fédérale en formation professionnelle HEFP (Francesca Amenduni, Alberto Cattaneo, Patrizia Salzmann) ont élaboré des lignes directrices et du matériel pédagogique afin de créer des vidéos immersives à 360 degrés destinées à la formation professionnelle. Ces ressources sont librement accessibles sous la forme d’un cours Moodle en tant que ressources éducatives libres (REL). Les applications de réalité virtuelle immersives et interactives permettent aux apprenants de s’immerger dans des situations professionnelles réalistes et de les observer sous différents angles. Les vidéos à 360 degrés, en particulier, offrent un grand potentiel à cet égard : elles permettent de représenter de manière authentique des situations de travail et d’inciter les apprenants à se pencher de manière approfondie sur les activités professionnelles. Les lignes directrices, les tutoriels et les modèles ont pour but d’aider les enseignants, les formateurs professionnels ainsi que les développeurs et les concepteurs à créer des expériences d’apprentissage immersives.

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« Zoom sur les tendances » (16) de la HEFP

Comment rendre la formation professionnelle plus durable

La durabilité s’inscrit de plus en plus comme partie intégrante de la formation professionnelle. Un rapport sur les tendances publié par la Haute école fédérale en formation professionnelle HEFP (Filippo Pusterla, Miriam Hänni, Lukas Graf) montre comment la formation professionnelle peut promouvoir un comportement respectueux de l’environnement, l’égalité des chances et la stabilité économique à long terme. Il est important d’ancrer le développement durable dans les programmes d’enseignement, dans la formation en entreprise et dans l’évolution des métiers. L’exemple du processus de choix professionnel met en évidence les interactions et les conflits d’objectifs entre les dimensions écologique, sociale et économique de la durabilité. Ainsi, l’intérêt pour les métiers « verts », motivé par des considérations écologiques, peut se renforcer chez les jeunes si ces métiers offrent de bonnes perspectives économiques. Des conflits d’objectifs peuvent en revanche surgir lorsque les aspects écologiques sont supplantés par des arguments sociaux et économiques, tels que les perspectives de carrière, dans les décisions professionnelles. Il incombe aux acteurs de la formation professionnelle d’identifier, d’évaluer et de traiter ces conflits d’objectifs.

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Document de travail (248) de la Swiss Leading House VPET-ECON

Les équipes mixtes font preuve de plus d’inventivité

Les équipes d’inventeurs composées de membres ayant des parcours de formation différents (universitaire et professionnelle) sont plus performantes que les équipes aux parcours homogènes – à condition que l’équipe compte également des membres titulaires d’un diplôme d’une haute école spécialisée, capables, grâce à leur formation, de jeter un pont entre les membres ayant suivi une formation universitaire et ceux ayant suivi une formation professionnelle. C’est ce qui ressort d’une analyse d’un ensemble de données portant sur 20 707 inventeurs, qui croise les activités en matière de brevets issues des données de l’Office européen des brevets de 1980 à 2019 avec des informations biographiques provenant de LinkedIn, permettant ainsi d’évaluer la qualité des brevets déposés conjointement. Cette étude a été menée par la Swiss Leading House VPET-ECON en collaboration avec l’Institut Max Planck pour l’innovation et la concurrence (Bastian Silvester Bruestle, Patrick Lehnert, Erik Buunk, Dietmar Harhoff, Uschi Backes-Gellner).

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Entretien sur le rapport sur l'éducation en Suisse 2026 avec Stefan C. Wolter, CSRE

La formation professionnelle supérieure sur la défensive

Il est tout à fait possible de faire carrière sans avoir de maturité gymnasiale ni de maturité professionnelle, et ce grâce à l’existence de la formation professionnelle supérieure. Cela étant, le domaine ne profite que partiellement de la hausse constante des personnes inscrites à une formation continue. Alors que les écoles supérieures spécialisées enregistrent une augmentation du nombre d’étudiants, les examens professionnels et les examens supérieurs spécialisés stagnent. Une raison possible : la forte fragmentation du système.

Canton de Saint-Gall : l’apprentissage hybride expérimenté en ECG dans des écoles professionnelles

Pour que les jeunes apprennent à leur rythme

Dans le canton de Saint-Gall, l’enseignement de culture générale (ECG) expérimente depuis l’année scolaire 2021/2022 l’apprentissage dit hybride : des phases d’apprentissage synchrones suivies en groupe alternent avec des phases asynchrones pouvant dans certains cas être suivies en tout lieu et à toute heure. La partie asynchrone, qui couvre au maximum un tiers du temps de travail, s’appuie sur des outils informatiques tels que l’environnement numérique d’apprentissage « Moodle ». Expérimentée depuis l’année scolaire 2021/2022, cette approche a fait l’objet d’une évaluation dans un établissement scolaire participant. Les résultats obtenus encouragent à poursuivre sur la même voie. Le projet d’apprentissage hybride s’inscrit dans une série de projets pilotes menés dans le cadre de l’offensive éducative numérique (ITBO) du canton de Saint-Gall, dans la thématique consacrée à la formation professionnelle.

Projet de recherche SEFRI mené par la ZHAW et emplution

Un chatbot pour conseiller dans la recherche de formation continue : l’humain reste malgré tout central

Difficile de trouver facilement et rapidement une formation continue adaptée à ses besoins dans la jungle formée par le marché des formations continues en Suisse. Une solution à cette difficulté pourrait être le recours à une solution de conseil hybride telle que celle actuellement développée dans le cadre du projet de recherche « Copilote pour le développement professionnel », qui bénéficie du soutien du SEFRI. Le concept de base a été développé il y a environ un an, après quoi le projet a été soumis à une phase de test. Celle-ci a démontré que, si l’utilisation d’un chatbot spécialisé vient les enrichir, les conseils prodigués par des humains demeurent essentiels pour prendre des décisions éclairées en matière de formation continue.

Série de réflexions thématiques Formation professionnelle 2026 de la Haute école pédagogique de Zurich

Le chantier des compétences opérationnelles : quatre réformes des métiers entre ambitions pédagogiques et réalités du quotidien

Cela fait longtemps que l’orientation vers les compétences opérationnelles (OCO) n’est plus un sujet de débat au sein du système de formation professionnelle suisse : ce qui passait encore pour une expérience audacieuse il y a vingt ans de cela est entre-temps devenu la norme. À l’heure actuelle, on ne se demande plus « faut-il le faire ? », mais « comment faire ? », et des points de tension complexes apparaissent en la matière. Le Centre de formation professionnelle et de formation pour adultes de la Haute école pédagogique de Zurich s’est appuyé sur ses nombreuses années d’expérience dans l’accompagnement de processus de réforme de ce type pour réfléchir à ces dynamiques dans le cadre de sa série de réflexions thématiques « Formation professionnelle », qui ont été présentées à un large public.

Une étude du Fonds national suisse a permis de développer des ateliers de prévention et des supports vidéo destinés notamment aux écoles professionnelles

Violence familiale et résilience chez les jeunes

En Suisse, 20 à 25 % des jeunes sont victimes de violence physique au sein de leur famille, ce qui a souvent des conséquences sociales et psychologiques négatives. Dans le cadre d’un projet du Fonds national, les défis auxquels sont confrontés les jeunes maltraités ont été étudiés de manière plus approfondie. Des parcours de résilience très hétérogènes ont été mis en évidence : certains jeunes font preuve d’une résilience stable, d’autres d’une résilience fluctuante, en fonction de facteurs de risque et de protection tels que le soutien émotionnel des enseignants, un environnement scolaire inclusif ou les ressources familiales. Un constat important est que l’école, en tant que « lieu sûr », ainsi que les relations positives entre les enseignants et les jeunes jouent un rôle clé pour la résilience, et que la promotion de l’estime de soi, de l’auto-efficacité et de l’intégration sociale est essentielle. Sur la base de ces conclusions, un atelier a été mis en place, dans lequel les jeunes conçoivent ensemble, sous la direction d’animateurs, des contenus vidéo sur le thème de la résilience face à la violence, sous différents formats destinés aux réseaux sociaux et aux plateformes éducatives.

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Étude menée dans le canton du Tessin

Pourquoi de nombreux jeunes ne se contentent pas d’un diplôme d’apprentissage

Pour un nombre sans cesse grandissant de jeunes, l’apprentissage n’est plus qu’une étape intermédiaire dans le parcours de formation : beaucoup poursuivent leur formation une fois leur certificat fédéral de capacité (CFC) en poche. Une étude menée dans le Tessin a cherché à connaître les motivations des jeunes et les objectifs qu’ils poursuivent en prenant cette décision. Il en est ressorti qu’un grand nombre d’entre eux trouvait le marché de l’emploi local moins attractif que celui de la Suisse alémanique ou de la Suisse du Nord-Ouest. L’étude a par ailleurs mis en évidence le fait que les cursus professionnalisants proposés par les hautes écoles s’accompagnaient de meilleures chances de réussite dès lors que les personnes inscrites en reconnaissaient la valeur et se sentaient soutenues par leurs professeurs.